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Sommes-nous ce que nous lisons ? | George Orwell

Il est indéniable qu'il s'agit d'une excellente stratégie commerciale que de mettre à la caisse de la librairie un livre peu onéreux qui pose une question qui tracassera de nombreux lecteurs potentiels, et guère étonnant que je tombasse dans le panneau. Ainsi, au cours de mes aventures dans la librairie Pedone, je tombai sur le livre éponyme de cet article, qui, comme vous vous en doutez, attira mon attention.

Sans regret, d'une part parce que cette brève lecture m'en a appris un peu plus sur George Orwell, qui n'est donc pas uniquement l'auteur de 1984 et de La Ferme des animaux, deux livres essentiels sur le totalitarisme, mais aussi un critique littéraire et un libraire.

D'autre part parce que l'un des quatre articles qu'il contient s'intitule Les bons mauvais livres, article qui me renforce encore dans la conviction qu'il faut écrire sans se soucier de postérité, tant il n'y a pas de causalité entre la qualité d'un livre et son succès.

Et enfin parce que la description qu'il fait des clients de librairie m'a aussi fait penser à moi, et répond évidemment "oui" à la question que pose le livre.

Cet article existe davantage pour tenir un engagement envers moi-même — écrire sur tous les livres que je lis — que parce qu'il y a beaucoup à dire. Considérons-le comme un interlude mineur de ma logorrhée, une respiration avant le retour d'articles plus complets, et l'opportunité de remercier mes lecteurs qui me suivent dans ces pérégrinations !

P.S. : si quelqu'un dans votre entourage se pose la question de savoir s'il est ce qu'il lit, parlez-lui de ce livre.

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