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Fais “attention” aux femmes qui ne demandent rien.

Fais attention aux femmes qui ne demandent rien.

On les appelle fortes.

Indépendantes.

Capables.

Mais la vérité est moins belle que ça.

Elles ne demandent rien

parce qu’elles ont appris que demander

ne garantissait jamais de recevoir.

Ou pire…

  • Que recevoir,

  • c’était devoir.

Alors elles ont arrêté.

  • Arrêté de tendre la main.

  • Arrêté d’attendre.

Arrêté de croire que quelqu’un pouvait être là

  • sans calcul,

  • sans attente,

  • sans retour.

Parce qu’aujourd’hui, tout fonctionne comme un échange :

  • “Je te donne… tu me donnes.”

  • “Je suis là… mais souviens-toi.”

  • “Je t’aide… mais un jour, tu me le rendras.”

Sauf que ça, ce n’est pas de l’aide.

C’est de l’intérêt déguisé.

Parce que la vraie aide, elle ne se rappelle pas.

  • Elle ne se réclame pas.

  • Elle ne se retourne pas contre toi.

Sinon, ce n’est pas du cœur.

C’est une stratégie.

Alors ces femmes-là ont compris une chose :

Si tout a un prix…autant payer seules.

Alors elles portent tout.

  • Sans pause.

  • Sans relais.

  • Sans sécurité.

Et on appelle ça de la force.

Mais ce n’est pas de la force.

C’est un système de survie qui ne s’éteint jamais.

Parce que faire confiance, pour elles, ce n’est pas naturel.

  • C’est un risque.

  • Chaque aide est analysée.

  • Chaque présence est questionnée.

  • Chaque geste est suspect.

“Pourquoi tu fais ça ?”

“Qu’est-ce que tu attends en retour ?”

Alors elles préfèrent s’épuiser plutôt que de devoir quelque chose à quelqu’un.

Et en couple…ça devient compliqué.

Parce qu’elles ne savent pas partager.

Pas vraiment.

  • Elles disent oui…mais elles reprennent.

  • Elles délèguent…mais elles contrôlent.

Pas par envie de dominer.

Mais parce que lâcher prise, pour elles, ça n’a jamais été sécurisé.

Alors oui, elles peuvent devenir dures.

  • Autoritaires.

  • Rigides.

Mais derrière ça, il n’y a pas du pouvoir.

Il y a un traumatisme.

Et puis il y a moi.

Moi, j’ai appris à tout porter seule.

  • Pas parce que j’étais forte.

  • Mais parce que je n’avais pas le choix.

Alors aujourd’hui, même quand quelqu’un est là…

je ne sais pas toujours comment faire autrement.

Avec Thomas, je sais qu’il est sincère.

  • Je sais qu’il ne donne pas pour reprendre.

  • Je sais qu’il n’attend pas un retour caché.

Mais ça ne suffit pas à calmer ce que j’ai appris.

Parce que mes réflexes, eux, sont plus rapides que ma confiance.

Alors j’ai mon plan.

  • Ma façon de faire.

  • Mon rythme.

Et sans m’en rendre compte, je peux devenir autoritaire.

Pas parce que je veux tout contrôler.

Mais parce que si je ne contrôle pas…quelque part en moi,

ça panique.

Alors j’essaie.

  • J’essaie de déléguer.

  • J’essaie de lui laisser de la place.

  • J’essaie de ne pas tout reprendre.

Même quand tout en moi me dit :

“Fais-le toi-même, ce sera plus sûr.”

Et ça…c’est difficile.

Beaucoup plus que ce que ça laisse paraître.

Parce que donner une tâche,

  • laisser faire,

  • accepter

que ce ne soit pas comme moi…

c’est un effort invisible.

Un combat intérieur

que personne ne voit vraiment.

Peut-être même pas lui…

Eh, attends

Alors, moi, Thomas, j’aimerais quand même dire quelque chose ;)

Bien sûr que je vois ce combat.

  • Il n’est pas invisible.

  • Il est même… très présent.

Tu as appris à tout faire seul.

Et surtout : à le faire de manière efficace.

Et ça fonctionne.

Quand on fait tout soi-même, tout se passe exactement comme on connaît.

  • Pas de surprises.

  • Pas de dépendance.

  • Pas de risque.

Et c’est précisément là que ça devient intéressant.

Parce que je fonctionne de manière similaire.

Et c’est peut-être pour ça que parfois, ça grince.

Deux personnes qui ont appris à tout gérer seules…

…essaient soudain de le faire ensemble.

Prends l’exemple du Flixbus.

Je dis simplement : « Je n’ai plus de batterie. »

Et chez toi…

on dirait que 27 programmes se lancent en même temps.

Plan A jusqu’à X.

  • « Tu as vérifié la prise ? »

  • « USB 30, prise classique ou autre ? »

  • « On a payé pour ça ! »

  • « Les sièges autour de toi ont du courant ? »

  • « Le bus a déjà démarré ? C’est seulement après qu’il y a du courant ! »

On dirait qu’il ne manque plus que tu résolves la crise énergétique mondiale pour que mon téléphone charge.

Et moi je suis là, à penser :

J’ai déjà tout fait.

  • Depuis 30 minutes.

  • Chaque prise,

  • chaque idée,

  • chaque option.

Et soudain, je n’ai plus seulement plus de batterie…

mais aussi une liste de choses à faire longue de 300 points.

Tout est bien intentionné, plein d’amour — et en même temps, c’est une tentative de reprendre le contrôle, sans que ce soit l’intention de départ.

Et je vois d’où ça vient, parce que je suis pareil.

Ou quand il s’agit de payer.

Tu es en train de prendre en charge quelque chose.

Et moi j’arrive tranquillement et je dis :

« T’inquiète, je m’en occupe. »

Et à ce moment-là… ça se voit.

Ce tout petit sursaut intérieur.

Comme si, quelque part en arrière-plan, des engrenages se bloquaient un instant.

  • Tu restes calme.

  • Tu restes tendre.

Mais intérieurement ?

Un bref mode Rumpelstiltskin :

« Qui t’a autorisé à reprendre le contrôle et à trouver le bouton OFF dans ma zone de confort ?! »

  • Juste un instant.

  • Puis tu te reprends.

Et c’est exactement ça que je veux dire :

Je le vois.

  • Sans dramatiser.

  • Sans juger.

  • Mais très clairement.

Ce moment entre « Je peux le faire seul » et « Je laisse ça arriver ».

Donc non… ce combat n’est pas invisible.

Il est simplement incroyablement bien caché.

Et je ne suis pas en dehors de ça.

Je suis en plein dedans.

Thomas

La suite : Laurie

Mais je le fais quand même.

Parce que je sais que je ne veux plus

vivre en mode survie.

Je veux apprendre, qu’on peut être deux

  • sans que ça devienne un poids,

  • sans que ça devienne une dette.

Et peut-être que ce que j’ai besoin qu’on comprenne,

ce n’est pas que je suis forte.

C’est que je suis en train d’apprendre

à ne plus l’être toute seule.

Laurie et Thomas

Topic Liebe und Beziehungen

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