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Les voleurs d'énergies… 

Je ne suis plus une source d’énergie gratuite…!

Pendant longtemps,

j’ai cru que j’étais quelqu’un de bien.

Parce que j’étais là.

Tout le temps.

  • J’écoutais.

  • Je comprenais.

  • Je portais.

Même quand on ne me le demandait pas vraiment.

Même quand ça me coûtait.

Je pensais que c’était ça, aimer.

  • Être disponible.

  • Être solide.

  • Être celle sur qui on peut toujours compter.

La vérité ?

J’étais surtout… très pratique.

J’étais la personne qu’on appelle quand ça ne va pas.

  • Celle qui trouve les mots.

  • Celle qui absorbe.

  • Celle qui tient.

Mais rarement celle qu’on soutient.

Et le pire, ce n’est pas ça.

Le pire, c’est que j’ai laissé faire.

J’ai donné sans limite.

Sans cadre.

Sans me demander si en face… il y avait quelqu’un capable de rendre.

Alors forcément…

ils se sont habitués.

  • À ma présence.

  • À ma disponibilité.

  • À mon énergie.

Et moi, j’ai confondu habitude et amour.

Jusqu’au jour où…

…je me suis arrêtée.

  • Pas complètement.

  • Pas violemment.

Juste… j’ai donné moins.

  • Et là…

  • j’ai vu.

Ce que je donnais librement

est devenu quelque chose que je devais.

  • On ne m’a pas demandé si j’allais bien.

  • On m’a demandé pourquoi je n’étais plus comme avant.

“Tu as changé.”

“Je ne te reconnais plus.”

Non.

Je me reconnais enfin.

Ce qui les dérange,

ce n’est pas que j’ai changé.

C’est que je ne suis plus accessible comme avant.

  • Je ne suis plus une source ouverte.

  • Je ne suis plus une solution immédiate.

  • Je ne suis plus une énergie disponible à volonté.

Et ça…

ça révèle quelque chose de très inconfortable :

Certaines personnes ne m’aimaient pas pour moi.

Elles m’aimaient pour ce que je leur apportais.

Et moi,

j’ai participé à ça.

Parce que c’était plus facile de donner

que de poser des limites.

Plus confortable d’être utile

que de risquer de ne pas être aimée.

Mais aujourd’hui…

je préfère être respectée que nécessaire.

Alors oui.

  • Je dérange.

  • Je déçois.

  • Je frustre.

Parce que je ne suis plus la version de moi

qui s’abandonnait pour rester.

Et si certains partent à cause de ça…

  • ce n’est pas une perte.

  • C’est une mise à jour.

Je ne suis plus une source d’énergie gratuite.

Et ceux que ça dérange

peuvent aller se brancher ailleurs.

Laurie


Sujet Schreibtherapie

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