
Je vais être honnête.
Mon cerveau ?
Ce n’est pas un outil.
C’est un parc d’attractions.
Tu veux une journée classique avec moi ?
Je me lève avec UNE idée.
Une seule.
Simple.
Genre :
👉 “Aujourd’hui, je vais être productive.”
Spoiler :
Non.
Deux heures plus tard :
j’ai commencé à ranger un tiroir
trouvé un objet qui m’a rappelé un souvenir
replongé dans ma vie entière pendant 15 minutes
oublié pourquoi j’étais debout
ouvert mon téléphone “juste 2 secondes”
et maintenant… je suis émotionnellement impliquée dans un sujet qui n’a aucun rapport avec ma journée
Et le pire ?
👉 Sur le moment, tout est logique.
⚡ Mon cerveau ne marche pas… il improvise
Chez moi, il n’y a pas de “process”.
Il y a des impulsions.
Des élans.
Des connexions improbables.
Je peux :
avoir une idée brillante sous la douche
oublier cette idée en sortant
m’en souvenir trois jours plus tard à 23h42
et décider que c’est LE moment idéal pour changer ma vie
Le timing ?
Inexistant.
🎢 Et émotionnellement… accroche-toi
Parce que le vrai plot twist, il est là.
Moi, je ne ressens pas les choses.
👉 Je les vis en version cinéma 4D.
Un message froid ?
Je ressens une micro-fissure intérieure.
Un silence ?
Mon cerveau écrit un film entier avec scénario, dialogues et bande originale dramatique.
Un moment de bonheur ?
Je suis capable de planer comme si j’avais gagné à la loterie émotionnelle.
Zéro demi-mesure.
🧽 L’éponge émotionnelle (et parfois… ça déborde)
Et comme si ça ne suffisait pas…
👉 Je ne ressens pas que MES émotions.
J’absorbe aussi celles des autres.
Une personne tendue ?
Je le capte.
Une énergie bizarre dans une pièce ?
Je la ressens.
Quelqu’un qui va mal mais ne dit rien ?
Mon cerveau fait déjà l’analyse complète.
Et parfois… je ne sais même plus :
👉 ce qui vient de moi
👉 et ce qui ne m’appartient pas
Je peux passer de “ça va très bien” à
“pourquoi je me sens aussi lourde d’un coup ?”
Sans raison apparente.
Enfin… sans raison visible.
Et le pire dans tout ça ?
👉 Je prends ça au sérieux.
Je porte.
J’analyse.
Je veux comprendre.
Je veux réparer.
Comme une vraie petite éponge émotionnelle…
sauf que parfois, personne ne m’a demandé de nettoyer la pièce.
💥 Le vrai challenge, il est là
Ce n’est pas d’être organisée.
C’est de ne pas me laisser embarquer par chaque vague.
Les miennes… et celles des autres.
Parce que mon cerveau peut :
amplifier un détail
déformer une réalité
absorber une émotion qui n’est même pas la mienne
créer une intensité là où il y avait juste… un moment neutre
Et moi, au milieu de ça, j’apprends.
J’apprends à :
ne pas répondre à chaud
respirer quand tout s’emballe
poser des limites invisibles
différencier ce que je ressens… de ce qui est réel
et surtout… de ce qui m’appartient vraiment
(oui, parfois ça prend du temps 😅)
🤯 Le paradoxe le plus absurde
Je suis hyper lucide.
Genre vraiment.
Je comprends les dynamiques,
les émotions,
les gens.
Mais…
👉 ça ne m’empêche absolument pas de partir en vrille intérieurement.
C’est comme regarder un incendie…
en sachant exactement pourquoi il a commencé…
…mais en étant quand même AU MILIEU DU FEU.
Logique.
🌈 Mais franchement ? Je ne changerais pas
Parce que ce cerveau-là…
c’est aussi :
✨ des idées que je n’échangerais pour rien au monde
✨ une capacité à aimer profondément
✨ une hypersensibilité qui crée des liens vrais
✨ une lecture des autres presque instinctive
✨ des fous rires en plein chaos
✨ une créativité qui sort de nulle part
Oui, c’est fatiguant.
Oui, c’est parfois trop.
Mais c’est aussi… incroyablement vivant.
💫 Mon TDAH, ce n’est pas mon problème
C’est mon terrain de jeu.
J’oublie.
Je pars dans tous les sens.
Je ressens trop.
Je capte trop.
Mais maintenant…
👉 je commence à comprendre comment je fonctionne.
Et au lieu de lutter contre mon cerveau…
je commence à jouer avec lui.
Bon.
Parfois il gagne.
Souvent même.
Mais de plus en plus…
👉 on joue dans la même équ
ipe.
Et franchement ?
Vu le niveau de chaos…
et le nombre d’émotions dans l’équation…
👉 je m’en sors plutôt très bien 😏
Laurie