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Se comprendre au-delà des mots..

Quand deux personnes ne parlent pas la même langue maternelle, la communication devient un territoire particulier.

Au début, chaque phrase demande un effort.

  • On cherche les mots.

  • On hésite.

  • On simplifie sa pensée.

Parfois, on sait exactement ce que l’on veut dire… mais on ne possède pas encore les mots pour le dire.

Il y a des moments frustrants, bien sûr.

  • Quand une nuance se perd.

  • Quand une émotion est trop grande pour le vocabulaire que l’on maîtrise.

  • Mais quelque chose d’autre apparaît.

Parce que quand les mots manquent, le corps parle davantage.

  • Un regard devient une phrase entière.

  • Un sourire peut remplacer un paragraphe.

  • Une main posée sur l’autre devient une réponse.

Le langage corporel, les gestes, l’intonation…

…tout prend une importance nouvelle.

On apprend à écouter autrement.

Mais il y a aussi l’autre côté de la réalité :

les malentendus.

Quand deux personnes ne maîtrisent pas parfaitement la langue de l’autre, un mot peut être mal compris.

Une phrase peut paraître plus dure qu’elle ne l’était dans l’intention.

Une nuance peut disparaître.

Et parfois, un simple malentendu peut prendre des proportions inattendues.

C’est dans ces moments-là que la communication devient essentielle.

Parce que quand tout va bien, il est facile d’être un prince charmant.

Quand les conversations sont fluides, les sourires nombreux et les émotions légères, tout semble simple.

Mais la véritable force d’une relation apparaît dans les moments de confusion.

Dans ces moments où l’on pourrait se fermer, se vexer, ou interpréter trop vite.

C’est là que l’on choisit de ralentir.

  • De reformuler.

  • De demander :

  • « Qu’est-ce que tu voulais vraiment dire ? »

Et surtout d’essayer de comprendre l’intention derrière les mots.

Dans ces instants, le comportement de l’autre devient la vraie clé.

  • Est-ce qu’il cherche à comprendre ?

  • Est-ce qu’il reste patient ?

  • Est-ce qu’il fait l’effort de clarifier plutôt que de blesser ?

Parce que dans une relation où deux langues se rencontrent, la communication n’est pas seulement importante.

Elle devient la fondation même du lien.

Dans notre cas, il y a aussi une dimension particulière : le TDAH.

Nos cerveaux ont besoin de stimulation.

Ils aiment les défis, les associations rapides, les nouvelles connexions.

Communiquer dans une langue que l’on ne maîtrise pas parfaitement devient presque un terrain de jeu intellectuel.

  • On cherche les mots.

  • On reformule.

  • On mime.

  • On invente parfois des phrases improbables qui nous font rire.

Notre cerveau s’adapte, improvise, crée des raccourcis.

Et paradoxalement, cet effort constant stimule notre attention.

Au lieu de nous ennuyer dans une communication automatique, nous sommes obligés d’être présents, attentifs, engagés dans chaque échange.

  • Cela nourrit la curiosité.

  • Cela entretient la souplesse mentale.

  • Cela garde nos cerveaux en mouvement.

Et au milieu de tout cela, il reste quelque chose de très simple :

la volonté de se comprendre.

Parce que derrière chaque mot appris, chaque geste, chaque tentative parfois maladroite, il y a toujours la même intention :

  • se rapprocher un peu plus.

  • Et puis… il y a ces moments très TDAH où tout devient encore plus chaotique.

  • On commence une phrase en français,

  • on cherche un mot en allemand,

  • et on finit par le dire en anglais.

  • Parfois même, les trois langues se retrouvent dans la même phrase.

Et étrangement… on se comprend quand même.

Ce qui, d’une certaine manière, résume peut-être le mieux notre façon de communiquer :

ce n’est pas toujours grammaticalement parfait…

mais c’est toujours authentique.

Laurie

Topic Unzensiert- ADHS und CO

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