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Les Buddenbrook | Thomas Mann

Je ne peux pas commencer la recension de ce livre sans narrer une anecdote qui ne m’est arrivée qu’avec icelui.

Un peu de contexte donc, j’ai deux grands moments de lecture dans la journée : les transports jusqu’au bureau, et le soir au lit. Dans le premier cas, je garde le livre en main du moment où je sors de la maison jusqu’à mon arrivée au bureau.

Arrivé à La Défense, je marchais donc avec entrain vers ma tour lorsque je fus interpellé par une inconnue qui avait lu ce livre, l’avait trouvé absolument génial, et ne pouvait s’empêcher de me le faire savoir tant ce livre l’avait marquée.

S’en est suivie une brève conversation sur l’auteur, au cours de laquelle je fus incapable de me rappeler quel livre de lui j’avais lu plus jeune au cours de ma période allemande…1

Alors, quel est donc ce livre qui crée du lien tellement il est bien ?

En quelques mots, l’histoire du déclin d’une famille de négociants de Lübeck (en Allemagne) au cours de quelques décennies du XIXè siècle. Ce qui m’a frappé dans ce livre, c’est la qualité des portraits que Thomas Mann dresse de ses personnages. Chacun est parfaitement crédible, dans ses grandeurs et ses bassesses, décrits avec finesse et tendresse. L’on comprend parfaitement ce qui les anime, et moult péripéties qu’ils subissent nous touchent.

C’est un magnifique portrait social, qui sous bien des aspects fait penser à Zola, et une plongée passionnante dans la société de l’époque, dans laquelle l’on retrouve des aspirations et des travers toujours d’actualité aujourd’hui.

Ce livre m’a passionné du début à la fin pour ses personnages, et même si la quatrième de couverture — et le sous titre original — dévoilent l’intrigue, la façon dont elle se déploie sur les décennies est tout à fait fascinante.

Un classique qu’il faut avoir lu.

  1. Une vérification ultérieure dans la bibliothèque indiquera qu’il s’agit de La Mort à Venise, dont je n’ai pas le moindre souvenir…

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