Zum Hauptinhalt springen

Fight Club | Chuck Palahniuk

J’ai l’intuition que le film Fight Club a marqué une grande partie de ma génération. Parmi ses nombreuses vertus — si tant est que l’on puisse parler de vertu à propos d’un tel film, la magnifique scène de conclusion scandée par Where is my mind des Pixies.

Quelques années après avoir vu puis oublié ce film, je me suis lancé dans deux quêtes en rapport avec icelui :

  • acheter l’album des Pixies en vinyle (quête toujours en cours) ;

  • lire le livre éponyme.

Cette seconde quête a pris du temps, essentiellement parce que ce livre a longtemps été difficile à trouver en librairie.

Et puis il est un jour réapparu. Je l’ai acheté. Je l’ai lu. Et j’ai été déçu.

Ce qui fut pour moi pour le moins inattendu. Quasi systématiquement, la lecture d’un livre surpasse à mes yeux de beaucoup le visionnage de son adaptation. Et qui, à la réflexion, s’explique à mon sens parce que Fight Club n’est pas un bon livre. C’est un bon scénario de film — à tout le moins, un bon synopsis étendu, très étendu. Un grand réalisateur se l’est approprié, cela a donné un bon film.

Lire le livre des années après avoir vu le film ne m’a rien apporté, aucune profondeur, et la révélation finale étant déjà connue ôte le peu d’intérêt qu’il devait rester à ce livre.

Reste le message ambigu sur la virilité du livre et du film, sur lequel je n’ai — pour une fois — pas d’avis, n’ayant pas pris le temps d’en forger un (le livre ne m’y ayant pas non plus incité des masses).

Conclusion : si vous avez vu le film, ne lisez pas ce livre. Si vous n’avez pas vu le film, ne lisez pas ce livre. Voyez le film.

Kategorie Impression d'impressions