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Claude Code

Avertissement : cet article est assez technique. Si vous n'êtes pas féru d'IA, de développement informatique, de code, que GitHub, Claude Code, le déploiement d'applications, c'est du chinois pour vous1, il est très probable que la suite vous échappe un peu. Ce n'est pas très grave, j'écris aussi parce que le contenu se retrouvera sur LinkedIn. Je vais quand même m'efforcer de vulgariser quelques concepts.

Déjà, "Claude Code", cela désigne un outil — et quel outil formidable!, et je conçois que ce ne soit déjà pas trivial pour tous mes lecteurs. Ainsi, la note de bas de page ici2 contient quelques définitions qui peuvent être utiles à la compréhension de la suite de l'article.

Toute considération introductive épuisée, le vif du sujet. Assez vite avec l'apparition des GPT, LLM, IA ou quoi que ce soit que vous voulez l'appeler, est apparue l'idée que ces outils sont plutôt bons à écrire du code informatique. Ce qui est assez logique : ils sont entraînés notamment avec des données publiques, et des lignes de code publiques, il y en a énormément. De la même façon qu'en comparant un texte français et son équivalent coréen, on peut entrainer une IA à la traduction, on a pu entrainer des IA à traduire du langage naturel en code informatique (je simplifie un peu, j'en conviens).

Ce qui, pour ce qui me concerne, est une excellente nouvelle. J'ai plein d'idées d'applications, j'aime bien écrire du code, mais le temps me manque terriblement pour ça. Alors si je peux juste dire à une IA que j'ai telle idée, et qu'elle m'écrit elle-même le code, ça m'arrange.

C'est là qu'arrive le "vibecoding", et tous les outils qui se sont lancés sur cette promesse : permettre à n'importe qui de produire une application sans écrire la moindre ligne de code. J'ai narré un peu sur LinkedIn mes expériences, pas forcément très concluantes, et puis un jour a débarqué Claude Opus 4.6.

Pour être tout à fait honnête, il cheminait dans ma tête depuis quelque temps de prendre un abonnement à un outil, j'ai toujours un peu préféré Claude à ChatGPT, et il se trouve que j'ai franchi le pas au moment de la sortie de ce fameux modèle. Et avec un abonnement à Claude, on a accès à plusieurs choses qui m'ont été très utiles :

  • les meilleurs modèles ;

  • les projets ;

  • Cowork ;

  • et Claude Code.

Et ce qui est formidable, c'est que ces outils s'aident entre eux. Par exemple, je peux lancer un projet pour gérer le développement de mes applications, qui m'aide à utiliser Claude Code, qui peut utiliser Cowork pour générer du contenu...

Bref, à force d'aller-retour, de boucles, de réflexions, en utilisant chacun de ces outils, j'ai réussi à créer une configuration de Claude Code qui me permet de gérer mon propre portefeuille d'applications. Concrètement, à chaque fois que j'ai une idée ou un besoin :

Et en travaillant, je peux m'assurer de la cohérence globale de ce que je développe, d'améliorer au fur et à mesure ma configuration : dès que j'ai un blocage, j'en parle dans mon projet Claude, qui m'aide à mettre à jour la configuration de Claude Code.

Et à force, je suis arrivé à quelque chose que j'ai envie de partager : ma configuration Claude Code (S'ouvre dans une nouvelle fenêtre). Ce n'est pas la configuration d'un véritable développeur, mais c'est celle qui me permet de gérer très facilement mes plus de 15 applications avec suffisamment de qualité, de cohérence, et sans tomber dans les travers habituels du code écrit avec l'IA (notamment l'accumulation de dette technique, les cycles infinis de corrections, ou les univers violacés).

Mon intuition c'est que l'on est plus vraiment très loin d'une époque à laquelle une application pour un besoin simple sera une forme de commodité. Exemple : je voudrais une application pour gérer mon budget selon tels principes, merci de la créer, et 15 minutes après j'ai quelque chose qui fonctionne. La limite aujourd'hui, c'est probablement le déploiement. Si Claude Code gère déjà ça très bien, je pense qu'il faut quand même des notions d'architecture pour aboutir à un bon résultat.

En tout cas, cet outil accompagne beaucoup d'expérimentation que je voulais faire, et m'a permis d'aller plus loin que ce que j'imaginais. Je ne fais plus seulement des sites internet (comme Untilt.app (S'ouvre dans une nouvelle fenêtre) ou My-tsundoku.app (S'ouvre dans une nouvelle fenêtre)), j'ai aussi créé une application pour mon Mac pour mon projet de roman, et fait de la rétro ingénierie d'un format de fichier propriétaire (pour l'injecter dans une application).

En conclusion pour vous chers lecteurs : si vous utilisez déjà pas mal l'IA, je suis très preneur de vos retours sur ma configuration. Sinon, je vous invite à expérimenter, je serai très content de vous aider à vous y mettre !

  1. Instant blague :

    — Je parle toutes les langues du monde, sauf le chinois. Demande moi de traduire un mot dans n'importe quelle langue et je le ferai. — D'accord, comment dit-on pastèque en ourdou ? — Ah, tu sais, pour moi, l'ourdou, c'est du chinois.

  2. - GPT : Generative Pre-trained Transformer, comme dans ChatGPT, qui a le premier eu le mérite de permettre de tchater avec un GPT, début de la révolution de l'IA.
    - LLM : Large Language Model, pour faire simple, ce qu'il y a derrière un GPT.
    - "Vibecoding" : programmer (écrire du code, développer une application) en utilisant un LLM.
    - Claude : équivalent de ChatGPT. OpenAI est l'entreprise qui propose ChatGPT, Anthropic est l'entreprise qui propose Claude. Les deux sont des IA au sens où le grand public l'entend aujourd'hui.

Sujet Intelligence de l'IA