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Grand Prix de France Angers 2025 - Programme libre femmes

© I.S.U.
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La journée n’en finit plus de surprendre (allez donc jeter un œil à l’article sur la danse rythmique si ce n’est pas déjà fait) ! On ne l’attendait pas à si bonne école mais Ami Nakai confirme sa première place du programme court et remporte la compétition dames. Pour sa première apparition en Grand Prix senior, elle frappe fort avec un programme libre techniquement quasiment parfait. Elle tente et réussit à nouveau le triple axel, même si une elle pose cette fois la main à la réception. Elle enchaine ensuite les difficultés, toutes exécutées avec une précision chirurgicale. Si elle ne saute pas très haut, elle tourne vite et ses rotations ne souffrent d’aucune contestation, tout comme ses carres d’appel bien marquées. Son patinage, fluide et délicat, dégage une élégance naturelle, et elle se présente sur la glace avec une candeur toute juvénile. Mais justement, Ami sort des rangs juniors et cela se sent car ce programme manque de maturité. Il faut dire que cette version piano-voix de « What a Wonderful World » sur laquelle elle patine ne l’aide pas vraiment. Cette performance lui permet de battre son record personnel et elle score ainsi 149,08 points sur ce libre et 227,08 points au total.

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De la maturité, Kaori Sakamoto n’en manque pas. De l’expérience non plus puisqu’il s’agit ici de sa vingtième participation à un Grand Prix. Mais ce qui la caractérise avant tout est son charisme indéniable. Un charisme qui la place au rang de superstar mondiale du patinage. Parfois imparfaite en début de saison, elle nous livre cet après-midi un programme libre sans erreur, digne de ses plus belles performances avec notamment deux très belles combinaisons en fin de programme : triple flip/triple boucle piqué et double axel/triple boucle piqué/double boucle piqué. Malgré cette performance, elle ne finit qu’en seconde position du libre (148,03 points) et de la compétition (224,23 points). Il faut dire que le registre sur lequel elle évolue (« L’hymne à l’amour » et « Non, je ne regrette rien » interprétés par Patricia Kaas) n’est peut-être pas celui qui la met la plus en valeur. Mais Kaori incarne toujours ses programmes à la perfection, quels qu’ils soient.

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Rion Sumiyoshi gagne une place sur ce libre (145,03 points) et complète le podium. Elle nous gratifie notamment d’une tentative de quadruple boucle piqué, malheureusement incomplet mais toujours spectaculaire. Elle a conservé son libre de la saison dernière, patiné sur plusieurs compositions de Karl Jenkins. Celui-ci se déroule sans accroc, si ce n’est un salchow tourné en double. Pour sa quatrième participation au Grand Prix de France, elle espérait sans doute mieux (elle a terminé en troisième position à chaque édition) mais elle n’a pas grand-chose à se reprocher.

Rappelons que le Japon dispose de trois quotas dans la catégorie féminine aux Jeux olympiques. Compte tenu de la densité et de la qualité de leur vivier national, la sélection des trois représentantes constituera un choix particulièrement délicat pour les instances japonaises.

L’Américaine Isabeau Levito échoue finalement au pied du podium (139,34 points/212,71 points. Son erreur sur la combinaison d’entrée lui coûte cher puisque le triple boucle piqué qui suit le triple flip est en nette sous-rotation, ce qui l’amène quasiment à la chute. Sa technique de saut est encore perfectible mais Isabeau est bien plus constante que par le passé. Le piqué de son flip reste néanmoins inesthétique et fait craindre le pire pour sa hanche. Isabeau continue aujourd’hui sa tournée de l’Italie en proposant un libre sur la BO de Cinema Paradisio. Elle est à l’aise sur ce genre de programme, mais il faut bien avouer qu’il serait bon de la voir s’aventurer vers d’autres contrées.

Lorine Schild nous offre un très beau moment, emprunt d’une certain émotion, et confirme sa cinquième place du programme court. Sur la BO du film Women, elle bat son meilleur score sur le libre (126,86 points) et au cumulé (189,31 points). C’est simple, son programme est parfaitement maîtrisé : les sauts, des pirouettes de niveau 4, demême que la séquence de pas. On la savait fiable, elle propose désormais une qualité de réalisation sur chacun des éléments. Empreint de sérénité, son patinage commence à prendre de l’ampleur et les composantes montent petit à petit. Et en bonus, côté mode, la tenue de Lorine est belle, élégante et la met en valeur.

Tir groupé des Coréennes sur ce libre aux 6, 7 et 8ème place avec dans l’ordre Chaeyon Kim, Jia Shin et Young You (qui termine néanmoins 9ème de la compétition, derrière l’Américaine Elyce Lin-Gracey). Mention spéciale à Chaeyon Kim dont la présence d’esprit est à noter. Elle a en effet su replacer un double axel alors qu’un déséquilibre l’avait empêché d’amorcer ce saut en début de programme.

Lea Serna a indubitablement de nombreuses qualités : de la présence, de la puissance mais aussi des sauts amples et solides. Mais ce programme libre est émaillé d’erreurs. Le premier triple Lutz est atterri sur l’avant, le triple Salchow est atterri sur le quart et le premier flip n’affiche qu’une simple rotation au compteur. Dommage car elle semblait pourtant avoir gagné en constance depuis son départ pour l’Allemagne. Elle termine à la dixième place de ce libre (107,73 points) et de la compétition (164,79 points). Clémence Mayindu se bat avec ses armes (elle ne réalise pas de triple Lutz ni de triple boucle), et elle le fait plutôt bien. Son programme sur un medley d’Imany est cohérent, elle termine à la 11ème place de la compétition juste devant la Suissesse Livia Kaiser.

Julien Polle

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