Skip to main content

Grand Prix de France Angers 2025 - Libre couples : Victoire sans appel pour Miura/Kihara

© I.S.U.
© I.S.U.

Le rideau est tombé sur les couples du premier Grand Prix de la saison et une chose est claire : Riku Miura et Ryuichi Kihara ont survolé la compétition. Ils la remportent avec un score de 219,15 points, soit plus de vingt points d’avance sur leurs principaux concurrents. Dans ce programme libre, le couple japonais ne commet qu’une seule erreur, sur la séquence de sauts individuels. Le triple boucle piqué de Riku est en effet atterri sur le quart, l’obligeant à enchainer avec de simples Axels en lieu et place des doubles prévus. Si leur supériorité ne fait l’objet d’aucun débat, la magie n’opère pourtant pas encore autant que sur le programme court. Ce libre, patiné sur la bande originale des films Gladiator, a le potentiel pour devenir un très bon programme : de la puissance, de l’émotion et une musique épique. Mais il faudra encore un peu de rodage pour qu’il prenne toute son ampleur.

© I.S.U.
© I.S.U.

En réussite hier, Deanna Stellato-Dudek et Maxime Deschamps peinent cependant à convaincre aujourd’hui. Le twist, premier élément de ce libre, n’est tourné de façon très inhabituelle qu’en simple rotation et ils enchainent ensuite les erreurs (un double salchow individuel pour Maxime et des réceptions difficiles sur la séquence de sauts triple boucle piqué/double Axel/double Axel) et les approximations. L’intégralité des éléments hors sauts est cependant bien réalisée et ils bénéficient tous d’un niveau 4. Au-delà de ces erreurs, l’impression d’ensemble souffre du manque de rythme inhérent à la musique choisie. Les compositions de Vincente Amigo sont très belles, mais il faut attendre 3 minutes et 15 secondes avant de voir le programme prendre un peu de vitesse. Ils terminent ainsi en seconde place, loin derrière les Japonais avec un score total de 197,66 points.

© I.S.U.
© I.S.U.

Les Hongrois confirment tout le bien dont on pensait d’eux après leur programme court. Maria Pavlova et Alexei Sviatchenko semblent avoir entamé une évolution artistique. Ils sont challengés en ce sens par une chorégraphie pleine de détails de Benoît Richaud, sur la chanson « Without you » d’Ursine Vulpine et Annaca. Ce travail va nécessairement finir par payer car leurs qualités techniques ne sont, par ailleurs, plus à prouver. Ils nous gratifient d’ailleurs du seul triple twist de niveau 4 de la soirée. Malheureusement, Alexei retourne son triple boucle piqué individuel, l’empêchant ainsi de repartir sur la séquence de sauts prévues. Ce sera la seule erreur commise et il n’aurait pas été surprenant de les voir classés devant le couple canadien sur cette portion de la compétition. Ils terminent ce Grand Prix sur la troisième marche du podium, avec un total de 192,76 points.

Pas de changement au classement pour les couples américains. Katie McBeath et Daniil Parkman terminent à la quatrième place avec un total de 178,08 points devant Audrey Shin et Balazs Nagy (173,30 points). Les deux couples sont notamment en délicatesse avec les difficultés individuelles.

La hiérarchie des couples français se confirme également puisque Camille Kovalev et Pavel Kovalev prennent la sixième place de la compétition, avec un score de 160,62 points. Le programme commençait pourtant bien avec un triple twist de niveau 3, qui matérialise tous les progrès qu’ils ont effectués sur cet élément depuis la saison dernière. Malheureusement, la technique individuelle pose toujours problème et Camille chute sur le triple Salchow, atterri sur le quart, et n’exécute une double boucle piqué. A noter toutefois, Camille et Pavel tentent de nouveau deux triples individuels en compétition, une ambition à saluer. Comme toujours, les portés sont solides et sont récompensés par des niveaux 4.

Aurélie Faula et Théo Belle ont tout donné. La première partie de programme est très réussie : triple twist, triple Salchow parallèle et un triple boucle lancé de bonne facture. Malheureusement la suite se complique avec une lourde chute sur le triple Salchow lancé, qui est pourtant un élément qu’ils maîtrisent habituellement bien, et un cafouillage sur la pirouette combinée qui mènera à son invalidation par le jury. Il faut dire que ce programme dense est physiquement exigeant.

Enfin, Megan Wessenberg et Denys Strekalin ferment la marche. Ce programme libre révèle le caractère récent de leur association et le manque d’automatismes qui en découle. Mais l’alchimie entre les deux partenaires est déjà là et c’est un réel plaisir de les voir évoluer sur la glace.

Par Julien Polle